La vulnérabilité serait une force ?? J’en ai des sueurs froides …

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J’avais décidé de dépasser une de mes plus grandes peurs: un vol en parapente.
Tout le monde le dit n’est-ce-pas, juste après l’envol de la falaise, c’est merveilleux, il n’y a plus que la joie. Que nenni! Il y avait une plus grande peur encore derrière, apprivoisée au mieux pendant la descente terminée en mode sandwich à plat ventre. J’étais le jambon, Pierre et la Terre le pain. Sans mal. Tant de peur, mes jambes ne fonctionnaient plus.

Cette aventure a eu lieu il y a 3 jours. Depuis, je cueille et j’infuse ce qu’elle est venue m’offrir en me bousculant tellement.

Je me suis sentie tellement vulnérable dans cet espèce de siège de toile, pendue à un bout de tissu. J’écoutais avec reconnaissance et confiance Pierre qui n’a cessé de me parler avec douceur et fermeté. J’observais les muscles qui acceptaient un à un de se relâcher dans la confiance et l’abandon. Le vol a été trop court pour que j’atteigne une vraie détente et que je jouisse pleinement de la sensation de vol et de liberté que tant de gens promettent ! Je recommencerai !

J’ai eu une conversation avec ma vulnérabilité, plusieurs endroits de moi étaient dans la terreur de s’y abandonner totalement. Parler de la vulnérabilité ne sert pas à grand chose si l’enjeu inconscient archaïque est celui de la simple survie. Quand l’expérience dans l’enfance ou dans d’autres vies a été le manque de sécurité ou d’attention, la vulnérabilité n’est pas à portée de main comme ça. Il ne sert à rien de décréter « ose être vulnérable » et encore moins de juger les personnes rétractées dans une terreur inconsciente.

Je suis allée prendre soin de mes orphelines intérieures de tous âges, en demandant à l’Amour de leur faire vivre l’expérience de la sécurité et de la confiance. Dans un grand soupir de soulagement, j’ai ressenti une détente immense. Je reste avec la curiosité gourmande de la façon dont se déroulera mon prochain vol!

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