— Je vais combattre pour la bienveillance — Ah… et tu vas procéder comment???

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En entendant un dirigeant évoquer « son combat pour la bienveillance », j’ai sursauté. Je me suis demandé s’il se battait contre les personnes qui n’étaient pas suffisamment bienveillantes dans son organisation. Il aurait pu parler de sa vision de bienveillance, de son désir de bienveillance. Il a choisi « combat », comme s’il faisait l’hypothèse qu’il y aurait à se battre, que ce serait difficile … Sera-t-il lui-même bienveillant dans son combat? Je lui souhaite et je ne doute pas de sa sincérité.

Si je m’arrêtais là, je ne serais pas cohérente. Cette anecdote m’invite à refaire un inventaire de tous mes « combats » conscients ou subtilement inconscients et à les explorer.

Pour aller plus loin

Voici un extrait du livre « Le Pardon de soi » .C’est pour moi un enjeu quotidien de veiller à repérer mes jugements et mes luttes « contre ».


« La paix, c’est en avoir terminé avec «le fait d’être contre » » – Peace is secession of againstness. Robert D. Waterman

Chaque fois que nous plaçons notre attention « contre » quelque chose, non seulement nous lui donnons de l’énergie (là où va la pensée va l’énergie), mais en même temps, nous en privons ce  « pour quoi » nous sommes.

En disant au guichet de la gare, « je ne veux surtout pas un billet pour Paris, c’est une ville que je déteste», non seulement nous plaçons toute notre attention sur Paris, mais cela ne dit pas quel train nous souhaitons prendre ! On dit que Sœur Emmanuelle refusait d’aller à toute manifestation contre la guerre, mais acceptait celles pour la paix.

J’observe souvent avec ce regard les déclarations, les programmes politiques, les discours, y compris dans des mouvements dans lesquels je suis engagée. Chaque fois que l’intention ou l’objectif annoncé est de se « battre contre quelque chose », je me dis que ce quelque chose est encore nourri. Je fais cela sans jugement, sans me placer dans la posture paradoxale d’être contre tout ce qui est contre ! C’est dans ma réalité, alors je commence par pratiquer Ho’oponopono, et parfois je sens ensuite l’élan pour envoyer un message proposant une autre suggestion. Je ne pense pas être toujours entendue, mais j’ai fait ma part.

Cette réalité, contre laquelle nous bataillons vient nous rappeler que nous sommes porteurs de mémoires et de croyances non résolues. On en revient toujours à la même chose : nous sommes touchés par ce qui nous concerne, même si nous ne savons pas consciemment comment. Nous sommes tous porteurs de mémoires de bourreau et de victime, d’oppresseur et d’opprimé, de vainqueur et de vaincu, de manipulateur et de manipulé, de riche et de pauvre, de chef et de larbin, d’intégriste et de brebis soumise, de violeur et de violé, de voleur et de volé, etc. Nous sommes également tous porteurs de la même Lumière divine !

Exercice pratique : voir le protocole ICI

  1. Bloch

    Dans tout combat, il y a toujours un vainqueur et un vaincu, la paix n’est jamais issue de la guerre.
    Il s’agit d’être un exemple de bienveillance, comme des 3 autres principes du Bonheur National Brut, Compassion, Equanimité et Joie. Combattre quelqu’un ou quelque chose c’est lui donner vie. Nous ne pouvons faire reculer l’obscurité qu’en devenant plus lumineux (Confucius, sauf erreur)
    Thich Naht Hanh écrit (l’Art de la Paix): « tu portes en toi les graines de la Haine, de la Guerre, et celles de l’Amour: lesquelles choisis tu d’arroser?

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