La persévérance plutôt que l’entêtement … OK, mais comment savoir?

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J’ai appris hier soir que l’état de santé de Monique, mon instructrice de Chi Kung et d’énergétique chinoise pendant de nombreuses années, s’est très aggravé.  J’ai une immense gratitude pour l’aide qu’elle m’a apportée, pour les outils transmis que j’utilise au quotidien, pour mes premières découvertes spirituelles à ses cotés.

J’admire en particulier chez elle une persévérance et un engagement remarquables dans la voie qu’elle avait choisie.

J’ai croisé d’autres personnes dont l’engagement et la persévérance, pour suivre leur voie, leur coeur, leur projet sont remarquables à mes yeux. Nous en connaissons tous.

Nous connaissons tous également l’expérience de l’entêtement stérile et épuisant.

Comment faire la différence?

  • Dans quels domaines de ma vie je m’entête, je mets une force qui vient du mental? Dans quelle voie je m’entête à vouloir aller ou à vouloir rester, qui n’est pas bonne pour moi?
  • Dans quels domaines je persévère, en suivant une guidance qui vient du coeur?  Dans quelle voie je vais avec engagement et joie?

Se poser la question, c’est déjà un grand pas. Trouver la réponse peut prendre du temps ou demander une aide extérieure. Le corps peut être un allié pour donner des indices.

Mettez vous debout. Les yeux fermés. Conscience de votre corps. Pensez à une chose pour laquelle vous êtes engagé de façon importante. Revoyez le chemin parcouru, imaginez le chemin devant vous. Ressentez votre corps. Qu’est-ce qui se passe?

  • Peut-être que les poings se serrent, que le front se crispe, que les mâchoires se serrent, que la respiration est limitée?
  • Peut-être que votre corps se met en tension pour avancer, que la respiration est ample, qu’un sourire intérieur se déploie ?

 

 

 Merci, Monique, de m’avoir montré la voie de la persévérance et de la discipline (au sens être disciple de sa propre voie). Avec tout mon amour.

 

  1. Fabien

    Sans entrer dans les détails, cela me parle et réveille en moi le souvenir d’une expérience d’obstination de plusieurs années (ça c’est les mecs, ça comprend vite, mais faut leur expliquer longtemps), pilotée en partie par l’orgueil comme j’ai pu l’analyser avec amertume dans un second temps, n’en comprenant les ultimes mécanismes que très récemment (3 ans après !). Par contre, en se « pardonnant », quelle mine d’enseignements !
    La persévérance dans ce qui ne nous convient pas, c’est un peu comme nager à contre-courant, c’est épuisant, alors que l’absence d’obstacles, au contraire, semble souvent indiquer la justesse ou l’opportunité du chemin suivi.
    En même temps, ce serait si facile si c’était aussi simple… on vire ce qui épuise et on se jette dans ce qui paraît facile.
    Tu as raison, Laurence, c’est plus subtil que ça, la vie est plus riche, bien plus riche.
    Parfois, il faut peut-être insister, nager à contre-courant, ne serait-ce que pour reculer moins vite, ou pour découvrir la leçon offerte dans les difficultés.
    Et parfois, il est possible, pour ne pas dire tentant, de cacher sous un bel enrobage de lâcher prise un manque de courage, une fuite, une faiblesse. Contourner l’obstacle ne le fait pas disparaître de notre destin. Fermer les yeux non plus.
    Très bonne question à se poser, donc, régulièrement, très régulièrement, honnêtement. Merci Laurence de nous aiguillonner sur le sujet.
    Suis-je en train de m’entêter dans une impasse ou de remporter une victoire sur moi-même ? De me battre contre des moulins à vent ou d’apprendre à mieux me connaître ? Suis-je mené par la noblesse de mon âme ou par les manœuvres sournoises de mon ego ? Par une dette karmique à épurer ou un « appel » de la Source ?
    Je prends note des judicieuse pistes que tu nous offres : faire le calme, rentrer en soi, « écouter » le ressenti, le message de notre corps, distinguer le mental conditionné de la voie du cœur, celle de la guidance qui réchauffe et éclaire.
    Et j’apporte modestement ma petite pierre au cairn : apprendre à observer avec lucidité les signes, les « coïncidences » troublantes, les messages subtils, se servir de notre expérience, de celle des autres, des conseils de personnes éclairées et désintéressées, des résistances de nos « ennemis » (qui ne sont sûrement pas là par hasard), écouter la petite voix de la conscience posée sur l’épaule tel le criquet de Pinocchio, regarder ce qui comble nos plans physique, émotionnel, mental et spirituel en simultané (et Dieu sait que c’est suffisamment rare et précieux pour s’en rendre compte !), trier ce qui entre facilement dans la mémoire et les savoir-faire de ce qui demande des efforts continus et stériles.
    Voilà, en vrac, en attendant avec gourmandise qu’un autre lecteur vienne compléter et enrichir cet aperçu.

    Fabien.

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