Je me sens fatiguée, mais fatiguée, j’ai la flemme

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Je suis sidérée, Noël est dans une dizaine de jours, je n’ai rien vu venir cette année et vous?

J’ai la sensation d’être chaussée parfois de chaussures de plomb qui m’empêchent d’avancer ou rendent toute action si lente, si lente. Et en même temps, d’être au milieu de mouvements, de changements profonds et intenses.

Cet après-midi, pendant un temps d’échange avec des amies, a émergé la question de la paresse, de la non action, de la passivité, du repos, du travail en général.

Nous nous sommes avoué nos moments à la fois jubilatoires de jeux sur smartphone et de visionnages de séries, tout en y voyant un potentiel addictif, en fuite d’autre chose. Et pourtant, comment ne pas ressentir le besoin de fuir le réel de temps en temps en ce moment? Oui, mais alors, comment ne pas sombrer dans la culpabilité de perdre son temps, d’être envahi par la flemme, de ne pas agir alors que le monde en a tant besoin.

Ca me rappelle un jeu de mots que j’ai beaucoup utilisé il y a quelques années. Il s’agissait de passivité passive, d’activité active qui m’épuisaient moralement ou physiquement. La passivité passive , pour moi, c’est ne rien faire dans une forme de paresse. Non seulement je ne fais pas grand chose, mais en plus je regarde un film débile, je joue à un jeu pas drôle, je me sens flasque et molle. Et finalement, je ne me sens pas plus reposée et dans un ressenti assez désagréable d’avoir loupé quelque chose et d’avoir gaspillé du bon pour n’avaler que du médiocre.

L’activité active, ce serait agir pour agir, pour rester en mouvement, pour répondre à une vieille injonction de travail-mérite, pour tenter de venir à bout d’une liste de choses à faire que de toute façon on s’acharne à maintenir bien remplie, par peur du vide, par peur de la rencontre avec soi… Je connais bien… Je connais bien l’épuisement physique et émotionnel. Je connais la sensation de n’avoir pas le droit de me reposer avant d’avoir fini ça ou ça …

Ma quête, maintenant, c’est de cultiver ce paradoxe (j’adore les paradoxes!) : être activement passive et passivement active.

« Mais qu’est-elle en train de nous raconter? Elle nous avait habitués à être pragmatique , sans jongler avec les concepts dans ce blog. Je n’arrive pas à suivre sa pensée  … Passivité passive, passivité active et puis quoi encore?  »

Je n’irai pas plus loin aujourd’hui. Je vous laisse avec ce paradoxe que vous incarnez peut-être déjà totalement et joyeusement, ou qui vous fait froncer les sourcils. Mais , je vais quand même partager un peu de mon expérience:

Les jours où j’ai vraiment la flemme, où je n’ai pas envie, où j’aurais envie juste de prendre mon tricot et regarder toute une saison de série à la télé, où j’aurais envie de comater au fond de mon lit, où je regarde le ménage pas fait depuis un moment dans un grand soupir… Ces jours où je ressens cela et où je vis la culpabilité en regardant cette liste de choses à faire qui n’a pas bougé … Cette sorte de panique intérieure quand je constate que le temps a passé si vite (et que je n’ai pas vu arriver Noël… mais que s’est-il donc passé depuis cet été???).  Alors, j’accueille, j’accepte cet état mais je n’accepte pas pour autant la passivité passive.  Je commence ces journées par une méditation plus longue que d’habitude.  Je prends un temps pour imaginer une grande zone devant moi, inondée de lumière et d’amour. Je laisse se placer là spontanément toutes les personnes de mon entourage ou dont on m’a parlé  qui ont besoin de soutien, qui vivent la maladie, le chagrin. Je demande à l’Amour d’intervenir et de me souffler toute idée d’action si c’est approprié. Pour chacune, je pratique Ho’oponopono et laisse venir ce qui me concerne, en miroir. Par exemple, ce matin, je me suis centrée vers une personne atteinte de maladie grave et bloquée dans le contrôle et  le déni. Après avoir prononcé les 4 phrases (je suis désolée, je t’aime, je me pardonne, merci), je suis allée à la rencontre de ce qui en moi est dans le contrôle et le déni. Et devinez quoi? Il y avait quelque chose.

Parfois, je sens l’envie également de placer dans ce Cercle de Lumière, une question, un projet. Et devinez quoi? des inspirations inattendues se présentent.

Alors quand je n’arrive pas à faire grand chose, quand je me sens débordée par ce qui se passe dans le monde, quand je me sens des pieds de plomb et une fatigue envahissante… alors, je fais de mon mieux, dans  la passivité active de cette méditation, dans la demande de soutien de l’Amour. Et vous savez quoi? et bien non seulement, je ne me sens plus du tout ni nulle, ni inutile, ni grosse flemmarde, mais je retrouve de l’énergie, de la joie et  une capacité à la partager avec tous ceux que je croiserai dans la journée. Et même… souvent, me viennent des idées créatrices géniales qui me donnent l’élan pour passer alors, à l’activité passive … c’est à dire une action qui suit sans effort l’élan intérieur qui l’a inspirée.

En recherchant sur ce site, j’ai retrouvé l’article : Comment pratiquer l’art du 10-90… l’ardu 10-90? … oui et non … , qui me parait bien complémentaire (et qui parle autrement de passivité et d’activité). Si vous souhaitez aller plus loin dans cette pratique du Ho’oponopono, le livre « Le Pardon de soi » propose plein de clefs d’entrée.

L’image associée à cet article est le parfait reflet de mon état intérieur après ma méditation et l’écriture de cet article qui a suivi. Et merci aux amies qui ont inspiré cet article !

2 Responses

  1. FLORENCE

    Merci Laurence pour ce partage. Cela me parle beaucoup. J’ai encore un peu de mal à m’accorder des moments de méditation quotidiennement, et pourtant, je sais que ces moments permettent de retrouver un peu de calme intérieur et d’amener des réponses auxquelles je n’aurais pas songé. Merci 🙂

  2. Demarcq-Eguiguren

    Merci Lo pour ce partage ! En résonance dans son essence avec mon vécu du moment… Je t’embrasse, et te rejoins d’un pas joyeux dans ce grand champs de fleurs au pied des monts !
    ☀️

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