Comment pratiquer l’art du 10-90… l’ardu 10-90? … oui et non …

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Pour cette période de rentrée, j’ai envie de vous parler d’un sacré changement (changement sacré?) d’habitude avec l’utilisation d’une loi 10-90 appliquée à tous types de projets. Une belle alternative au modèle habituel de l’effort, de la sueur, de la souffrance, du contrôle. Mon expérience est que ça vaut vraiment le coup de s’y entrainer !

Je suis  une grande passionnée de découvertes , d’apprentissages et de créations. La monotonie, les habitudes, la routine m’éteignent doucement mais sûrement,

J’ai vécu ainsi régulièrement, dans plusieurs domaines de ma vie, des alternances d’activité intenses … et fatigantes , suivies par des périodes d’épuisement physique et émotionnel où je n’avais pas d’autre choix que de me reposer totalement , pour finir par me secouer de nouveau, déprimée par la routine et la monotonie. Bref, je vivais ce que j’appellerais des périodes d‘activité active alternant avec des périodes de passivité passive.

J’ai appris à apprivoiser cela, en prenant mieux soin de mes besoins de repos, de solitude , de méditation , de nature et en pratiquant la loi du 10-90. Pour autant, le vieux schéma fait partie de moi et émerge de nouveau régulièrement. En cette rentrée, je choisis de réactiver la loi du 10-90 avec plus de conscience et d’application. Je l’avais un peu laissée de coté, en me disant (avec arrogance …) que je l’avais intégrée.

J’ai pris connaissance de cette loi universelle et spirituelle auprès de Robert Waterman. Voici ce qu’il nous a transmis.

Dans tout  projet quelque soit sa taille ou sa nature  :

  • Fais 10%
  • Donne les 90% restants à Dieu : tu n’auras alors qu’à accueillir ce qui se présente et à agir en conséquence.
  • Si tu ne lui laisses pas les 90%, tu es en train de faire le boulot à sa place et dans ce cas, il te laisse le tout

Je vous laisse changer le mot Dieu par ce qui vous convient Univers, Un, Source, Divin, Grand Esprit …

Il complète ceci en nous rappelant que tout projet nous sert également à nous rendre conscient des limites que nous avons encore intérieurement et de les libérer. Autrement dit, tous les écueils, difficultés, blocages … sont à notre service. Je reviendrai peut être là dessus dans un prochain article.

Que fait-on souvent dans un projet ? On passe beaucoup de temps à anticiper, à contrôler, à s’arque bouter sur un résultat, à utiliser ce qu’on connaît déjà, à pousser, à tirer, à relancer, à râler, à s’épuiser, à transpirer… Quand cela se passe comme ça, il y a des chances qu’on n’ait pas appliqué la loi 90-10 et qu’effectivement, on se retrouve à faire les 100%.

J’ai parfois observé l’extrême inverse, dans une sorte de loi de l’attraction où il suffirait d’avoir les bonnes pensées pour qu’elles se manifestent toutes seules . Dans ce cas, les 10% ne sont pas atteints.

Imaginons que nous ayons une équipe à notre disposition pour un projet particulier mais que nous prenions le contrôle total, que nous commencions toutes les tâches, que nous verrouillions tout ce qui est à faire , quand et comment, Que va-t-il se passer quand nous irons chercher de l’aide pour finir une tâche ou en faire une sans aucune marge d’autonomie? Personnellement, je « rends mon tablier », cela ne m’intéresse pas. Je lâche le projet…. oui, comme Dieu nous lâche quand on a commencé à faire  à sa place.

La bonne nouvelle c’est donc qu’il suffit de faire 10% et de se laisser guider pour les 90%. Avez-vous vécu des projets qui paraissaient magiques : les bonnes personnes au bon moment, une salle disponible de façon miraculeuse, une rentrée d’argent imprévue, une disponibilité tranquille pour régler les écueils et blocages qui se présentent…? Je gage que dans ce cas, la loi était active. L’art du 10-90

L’enjeu c’est de savoir quoi mettre dans ces fameux 10%. Si je n’en fais pas assez, le projet n’a pas l’énergie et l’élan suffisant pour s’incarner dans la réalité. Si j’en fais trop, alors « Dieu me lâche et le laisse tout le boulot » !  L’ardu 10-90 ...

Je n’ai pas de réponse universelle à cette question. Le plus important, il me semble, est d’avoir cela en tête et de ne pas hésiter à se poser au début d’un projet et régulièrement pour questionner  ces 10% : où suis-je, où sommes-nous allés trop loin? qu’ai-je omis, qu’avons-nous omis?

Quelques pistes personnelles : se relier à l’intention que sert le projet (le pour quoi, le pourquoi), rêver le projet, veiller à ne pas verrouiller inutilement la forme ou le résultat  (laisser la créativité de l’Univers agir), demander soutien et guidance de mes guides invisibles, faire le lancement, réfléchir aux tâches qui sont dans les 10% (par exemple envoyer les invitations), méditer régulièrement, veiller à jouer la « Commedia del Arte » plutôt qu’un mélodrame plombé quand une perturbation arrive….

Ecouter son baromètre intérieur de JOIE, PLAISIR, ENTHOUSIASME, FOI,

Se faire accompagner pour mieux se voir faire et envisager d’autres possibles .

C’est un sacré changement (changement sacré) d’habitude par rapport au modèle habituel de l’action,  de l’effort, de la sueur, de la souffrance, du contrôle. Mon expérience est que ça vaut vraiment le coup !