Je ne peux pas m’en empêcher, chaque fois que j’entends dire que pour grandir, évoluer, réussir, avancer, se développer spirituellement, créer … , il faut passer de toute façon par la souffrance, je me révolte, je râle, je me rebelle, je questionne …
« Mais oui, Laurence, regarde bien, c’est la souffrance qui fait bouger les gens, c’est la souffrance qui m’a permis de me remettre en question et de me bouger, c’est la souffrance qui a révélé les grands artistes. Regarde comme c’est noble et beau tout ce qui s’obtient dans la souffrance. Ca a toujours été comme ça… »
Oui, et bien moi, je questionne quand même et je me dis que nous nous trimbalons bien des habitudes et des croyances anciennes à propos de la souffrance. Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de traquer les pensées que je pourrais avoir à ce propos.
Tout à l’heure, au milieu d’un champ fleuri, dans la lumière de printemps, j’ai fait une méditation pour laisser émerger ce que je pourrais avoir encore comme croyance et comme attachement (si si , sans être masochiste, on peut y être attaché, inconsciemment).
J’ai observé que nous nous infligeons parfois des principes d’éducation et d’apprentissage que nous avons abandonné pour nos propres enfants. Je ne dis pas que la souffrance peut être éradiquée (encore que … ) mais qu’il est possible de se détacher de croyances anciennes à son sujet. Tant que l’on croit , par exemple, que seule la souffrance est une voie de développement, alors , que notre volonté soit faite, c’est cela que la Vie nous propose de vivre.
Dans la foulée, j’ai enregistré un accompagnement pour aider à prendre conscience des croyances que l’on a à propos de la souffrance et pour s’en détacher avec la pratique du pardon de soi.
Je vous le propose à ce lien. Il dure 13mn. Etant enregistré en extérieur, avec mon smartphone, il n’est pas parfait, mais je vous le propose en l’état. C’était drôle d’observer que le vent se levait et venait presque couvrir mes paroles pendant les temps de libération, comme une invitation à être encore plus présent et actif. J’ai même eu une image de coup de tonnerre divin qui me dirait « comment ose-tu ??? » … mais oui, j’ose et finalement, le ciel ne me tombe pas sur la tête 😉